22.03.2007
"Europe - Politique internationale" : réunion du Comité Bayrou à Passy
Paroles entendues lors de la soirée :
"L"Europe se construit au sein des villages", "qui connait le programme Voltaire ici ?", "il faut partir du plancher des vaches", "si François Bayrou devient le Président de la France, il sera également Président de l'Europe dans le cadre de la présidence tournante", "dans le calcul de la dette, quelles sont les aides à comptabiliser : les aides militaires ? les aides au développement ? comment les distingue-t-on ?", "de la même manière que les français sont responsables du NON au référendum sur le Traité Constitutionnel, il faut qu'ils soient responsables de l'avenir de cette construction européenne".
Comme il est devenu de coutume, notre réunion à Passy a débuté par la projection des mini-vidéos de François Bayrou, cette fois-ci sur les thématiques de l'Europe et des relations internationales.
Où en est la France avec l'Europe ?
Certes il y a eu un NON au référendum sur le Traité Constitutionnel. On me propose de ne pas citer cette réalité pour débuter une réunion. Mais c'est trop tard, cela est dit, cela me pesait, il fallait le rappeler.
Un NON qui s'explique notamment par le fait que le texte proposé était pour beaucoup de français illisible et qu'il laissait croire que la confusion était provoquée. Une provocation. Les français ne se sont pas reconnus dans ce texte qu'ils ont interprété comme étant une proposition de perte de repères, d'élan ultra-libéral voire même de perte d'identité nationale. Un NON qui s'explique aussi par l'absence des citoyens dans l'aventure européenne, la construction européenne étant menée exclusivement au "sommet de l'Etat".
Quelle est la position de François Bayrou et de notre courant de pensée sur le sujet européen ?
Nous étions favorables à cette avancée proposée à travers le Traité Constitutionnel qui était une trame juridique dont les politiques auraient dû se saisir pour faire avancer les gros dossiers.
L'Europe a vocation à peser sur l'avenir de la planète.
Elle est un échelon favorable à la résistance face aux dictatures financières ou encore aux rapports de forces économiques et politiques. L'agrandissement de l'Europe s'est fait rapidement, sans qu'il y ait eu une politique globale de développement favorable à ces intégrations. Aujourd'hui, l'idée est de dire que l'Europe pourrait être gérée selon plusieurs cercles : un coeur (au moins composé de la zone EURO) avec des pays très fortement liés, impliqués (selon des règles commerciales et juridiques) et autour de ce coeur une zone plus large avec des pays unis sur des sujets concernant l'avenir de la planète.
Nos Peuples sont différents, mais nous avons besoin d'un projet d'avenir sur au moins sept grands chantiers : l'économie, la diplomatie, la défense, le climat et la biodiversité, l'énergie, l'immigration et le co-développement, la recherche.
Nous voulons emmener l'Europe face aux délocalisations (harmonisation de nos règles sociales), face aux marchés financiers sans limites, face au crime organisé, aux mafias !
Sur toutes ces questions, la souveraineté nous échappe au niveau national, ceux qui disent le contraire se trompent car seule l'échelle européenne nous permettra de résoudre ces questions de migrations économiques, de stratégies monétaires, de régulation du capitalisme financier, du développement durable, de la défense etc. .
Quelle sera la méthode employée ?
Dans l'histoire de l'Europe, la France était leader.
Ce NON au Traité, c'est finalement une occasion pour les français de s'approprier cette Europe dont les gouvernements successifs n'ont pas réussi à les rapprocher. Les affaires européennes sont devenues celles dont le Peuple français devra se saisir.
C'est la raison pour laquelle François Bayrou prend un engagement : celui qu'aucun texte ne sera adopté par la France sans qu'il ne le soit également par les français.
Un nouveau référendum sera donc proposé, probablement en 2009 (élections européennes), sur un texte simple, lisible, transparent et court.
C'est la raison pour laquelle il est important de bien choisir notre Président de la République. Nous, français, voulons que notre voix soit entendue. Nous, français, voulons que notre pays puisse reprendre de la maîtrise de son avenir. Cela sera avec un Président-Leader profondément européen.
Merci au Bar Le Podium de Passy
pour son accueil et son service.
Que soient remerciées les personnes qui acceptent le débat dans leur établissement.
Vive la démocratie, je le redis !
00:45 Publié dans Europe Mondialisation | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : EUROPE MONDIALISATON



