14.02.2007

"Qu'est-ce qu'une société juste ?", une occasion pour évoquer le problème lourd de la dette

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Tel était le thème de cette soirée organisée à Annecy par le groupe oecuménique de la région annecienne à partir des 12 propositions des semaines sociales de France.

L'introduction du débat a donné lieu à de multiples questions :
- Que fais-tu de ton pays ?
- Que fais-tu des autres pays ?
- Que fais-tu de ta démocratie ?

Parmi les 12 propositions des semaines sociales de France, 5 ont été retenues pour approfondir la réflexion :
1/ Mettre en place du véritable statut du travailleur
2/ S'attacher par priorité à accroître la part des plus défavorisés dans la distribution des revenus
3/ Préparer l'avenir des générations qui nous suivent et non lui transférer par l'endettement la charge des problèmes d'aujourd'hui
4/ Accueillir dignement les immigrés
5/ Faire du co-développement des pays d'émigration une priorité

Zoom sur le sujet de la dette de l'Etat :
A travers l'augmentation de la dette, ce sont les jeunes qui paieront les déficits que nous accumulons aujourd'hui. Ce sont eux qui, demain, supporteront la charge de nos dépenses excessives. Il est inacceptable de continuer à nous endetter au rythme des dernières années ni même de maintenir la dette à son niveau actuel.

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Jean-Albert, l'un des membres-animateurs de cette soirée a évoqué un point très important : il faut rétablir le civisme pour amorcer le désendettement en associant tout le monde ; selon lui, le civisme est d'ailleurs conditionné par un langage de vérité. "La vérité de la dette est désagréable à entendre, cela doit faire partie de notre éthique de la regarder bien en face pour continuer à travailler sur de véritables bases au service de la justice et de la générosité".
Puis le civisme c'est aussi le contraire de la culture de la dépense, c'est le respect des biens de la nation.
Mais pour que la nation soit respectée par tous, il faut qu'elle soit juste. Et nous évoquons la nécessaire suppression des régimes spéciaux de retraite notamment qui créent des tensions sociales et de l'inégalité.
L'Etat n'a pas profité des périodes favorables ou des privatisations pour se désendetter. L'Etat ne rationalise pas suffisamment ses dépenses, parfois très inutiles. Il n'est pas non plus soumis aux mêmes règles que les collectivités locales qui ne peuvent emprunter que pour investir : l'Etat emprunte y compris pour financer du fonctionnement.

Finalement, de nombreuses propositions ont émergé dans le but de réduire la dette.
Je tiens à vous alerter sur cette nécessité et à vérifier que les candidats pour lesquels vous allez voter dans les mois prochains ne négligent pas ce point essentiel dans leur programme.
 

A lire : l'avis de François Bayrou sur le sujet.

Merci tout spécial à Jean Vachoux pour son invitation et à Delphine P. pour l'excellente soirée passée.