27.04.2007
C'est l'histoire d'un débat...
... prévu, annulé, reporté puis de nouveau prévu.
Alors ? Aurons-nous ou pas la possibilité de voir débattre deux candidats qui ont représenté 45% des voix au premier tour des élections présidentielles ? Pourrons-nous comprendre leurs convergences, leurs divergences et permettre aux français de faire leur choix ?
Oui, finalement, un débat entre S. Royal et F. Bayrou devrait avoir lieu sur BFM TV et RMC entre 11h00 et 12h30 demain.
Polémique autour d’un débat…
Comment F. Bayrou a-t-il acquis la conviction de l'inacceptable tentative de verrouillage de l'information qu'il a dénoncée ?
Ce débat était organisé à la demande de CANAL +, il a suscité beaucoup d'intérêt.
Il a été annulé sous prétexte des règles du CSA comme je vous l'écrivais dans un précédent article.
Il s'avère que ce motif ne tient pas. En réalité, si le CSA intervient, cela donne lieu à un référé en Conseil d'Etat.
Ce qui n'a pas été le cas. Ce n'est donc pas le motif. Et pourtant, il a été utilisé comme alibi.
Quand un faux alibi est utilisé, il y a dissimulation.
F. Bayrou a l'immense courage de dénoncer toute une série de réseaux qui rapprochent de très grandes puissances. Ce sont ces réseaux qui commandent des interventions directes auprès des chaînes et des rédactions.
"C'est une régression qui met en cause le droit à l'information", nous alerte F. Bayrou qui s'appuie sur des témoignages nombreux recueillis auprès de ceux qui souhaitaient retransmettre ce débat.
19:15 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
Commentaires
C'est d'autant plus logique que M. Bayrou n'est plus le représentant de l'UDF, il est désormais, grace ou malgrès lui, le représentant d'une forme nouvelle de contestation.
"45% des électeurs Bayrou revendiquent un vote contestataire" - Sondage des internautes sur http://www.ExtremeCentre.fr
Ecrit par : JeanHuguesRobert | 27.04.2007
Le vote Bayrou est un vote avant tout constructif me semble-t-il. Le projet que nous portons est grand.
Sans doute que certains anti-système se sont ralliés à nous pour combattre le déclin de la démocratie, l'absence de politique favorable à la croissance et les clivages volontairement exagérés dans la société.
De là à représenter 45% des électeurs, je ne sais pas.
Ah, ces sondages !
En tous cas, si certains sont encore sur la ligne contestataire, à nous de les réorienter dans la reconstruction que nous menons actuellement.
En route pour les législatives !
Ecrit par : Angélique | 27.04.2007
Nicolas Sarkozy n'est peut-être pas intervenu directement pour faire pression sur les médias afin d'empêcher le débat auquel Ségolène Royal a invité François Bayrou.
Mais voici les faits.
A chacun de juger si ce sont des pressions ou non :
* "Nous avons envoyé des invitations à l'UMP qui sont restées lettre morte. Dans ces conditions, il était difficile d'organiser ce débat en sachant que Canal+ a très peu de programmes en clair et qu'il nous aurait fallu trouver un temps de parole équivalent pour l'UMP", explique Rodolphe Belmer, directeur général de Canal+, pour expliquer l'annulation du débat d'abord prévu sur son antenne.
Source : http://www.lemonde.fr/web/article/0,1- href="mailto:0@2">0@2-823448,36-902703,0.html
* "Ségolène Royal ayant désiré transformer son forum en un débat avec François Bayrou, l'entourage de Nicolas Sarkozy a alors fait valoir que ce dernier n'aurait donc pas été traité médiatiquement de la même façon et que cela compromettait sa propre participation", a précisé à l'AFP ce responsable de la PQR
Source : http://filinfo.france3.fr/popup_afp.php?nameRegion=npdc&id=%20070426155900.mfg5jglj
Ceci dit personne n'empêchait Nicolas Sarkozy d'avoir le même débat avec François Bayrou, c'est lui qui le refuse.
Personnellement je considère cela comme des pressions.
Par contre n'assimilons tout de même pas Nicolas Sarkozy à un fasciste! Mais reconnaissons qu'il sait habilement utiliser ses réseaux et les lois pour empêcher le débat et restreindre la liberté d'expression.
Pour finir voici ce qu'en dit le SNJ, Syndicat national des journalistes :
"L'arithmétique pointilleuse du CSA d'un côté, le poids des sympathies auprès du candidat Sarkozy de l'autre, font que le devoir d'informer subit une entrave insupportable dans une démocratie", souligne le Syndicat national des journalistes dans un communiqué.
Source : http://www.snj.fr/article.php3?id_article=477
Ecrit par : Pierre | 30.04.2007
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