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22.02.2007
Une nouvelle approche de la politique des transports
Avant de mettre en place la "taxe carbone" comme moyen incitatif, l'Etat doit donner aux citoyens LES MOYENS de choisir des modes de transport économiques et écologiques
Nous avons besoin d’une politique volontariste en matière d'utilisation des biocarburants et de voitures mixtes (énergie électrique et thermique) pour aboutir à une diminution des émissions de gaz à effet de serre.
Si les observateurs s’accordent à dire que la situation est critique, le constat quotidien des citoyens est que l’Etat ne donne aucun moyen incitatif permettant de choisir des solutions alternatives.
A terme, nos déplacements quotidiens ne doivent plus mettre en danger l’atmosphère, donc la biodiversité et l’avenir de la santé humaine. La mise en circulation de véhicules propres, électriques et thermiques, doit être encouragée financièrement. Au niveau du transport collectif, le ferroutage possède un gros potentiel encore inexploité et les habitants du haut de la vallée le savent bien.
La mise en place de la fameuse taxe carbone en croissance régulière sera un aboutissement qui favorisera le transport propre à condition que l’Etat ait d’abord bien rempli sa mission : proposer des alternatives et des mesures incitatives.
Retrouvez aussi sur le site de François Bayrou :
Propositions "Pacte Ecologique"
Propositions Transport
09:10 Publié dans Transport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16.02.2007
Conférence de Nicolas Hulot à Chamonix : le monde de demain sera différent, de gré ou de force
A lire également : Les propositions de François Bayrou sur ce thème
A l’invitation de l’A.R.S.M.B. (Association pour le Respect du site du Mont-Blanc), Nicolas Hulot est venu faire une conférence publique au Majestic à Chamonix le vendredi 16 février. De nombreux élus locaux (actuels et anciens) étaient présents (cf. photo ci-dessous : Patrick DOLE, Marie-France MARCOS, Michel CHARLET, Christian COUTTET, Eric FOURNIER) ainsi qu'une foule d'environ 800 citoyens.
En début de soirée, un temps fut réservé à l'Assemblée Générale de l'A.R.S.M.B. (présentation de son bilan et de ses objectifs).
L'accent a été mis sur le fait qu'en 2006, 600 000 poids lourds ont traversé le tunnel du Mont-Blanc et que ce chiffre se rapproche dangereusement de ceux des années qui ont précédé la catastrophe du tunnel du Mont-Blanc (mars 1999).
Le Président Coméliau a dénoncé les propos contradictoires des politiques : Christian Estrosi déclare qu'en terme de transport tous les investissements seront réalisés dans le multimodal et que plus un centime d'euro n'ira dans le secteur routier... C'est une double tromperie parce que c'est faux et parce que ce n'est pas souhaitable à ce point.
A côté de cela, Dominique Perben a décidé de doubler le tunnel du Fréjus. Ce double langage n'est plus acceptable.
L'A.R.S.M.B. dénonce le non respect des Directives Européennes, de la Convention Alpine, du Plan Climat...
Elle considère également que favoriser le transport "tout routier" revient à détruire le patrimoine en toute connaissance de cause. La rage au coeur devant ce qu'elle appelle un énorme "gâchis", elle menace de durcir son mouvement et termine son AG sur une note positive : "les mouvements citoyens, associations et scientifiques voient leur pouvoir d'influence évoluer, c'est le fruit d'un gros travail de sensibilisation".
L'Homme doit changer son regard sur la planète...![]()
Une projection du film d'introduction au débat "Le Pacte Ecologique" a permis à travers de superbes images de résumer le contexte : effet de serre, cycle de l'eau, développement de la vie, arrivée de l'homme sur Terre, les activités humaines, la modification des équilibres et l'épuisement de la planète.
Le combat de l’A.R.S.M.B. trouve parfaitement écho dans l’objectif 5 "TRANSPORTS" du Pacte écologique.
Nicolas Hulot a expliqué le sens de la démarche qu’il a engagé avec sa Fondation pour faire des enjeux écologiques et climatiques la priorité du futur Gouvernement.
Le diagnostic est insupportable : dans 50 ans, la moitié de la biodiversité aura disparu et nous assisterons à un terrible changement climatique. Nicolas Hulot regrette le paradoxe existant entre un esprit humain extrêmement brillant et des pratiques qui manifestent autant de vanité vis-à-vis de la nature à qui nous devons tant "si nous jouons à qui est le plus fort en tuant tout ce qui nous entoure, je crains que nous n'ayons pas beaucoup de temps pour savourer notre victoire". Aujourd'hui, nous savons donc "nous scellons notre culpabilité aux yeux de l'Histoire".
Deux possibilités s'offrent à nous :
- être informés, sidérés et résignés,
- saisir l'opportunité de décider ensemble une mutation écologique.
Quel est l'enjeu du progrès ? La communauté humaine ne peut-elle pas mettre en oeuvre des solidarités dans l'espace, avec le vivant et avec les générations futures ?
Nicolas Hulot nous invite à être habités par ce combat en faveur de l'équilibre retrouvé.
Il y a une course contre la montre qui se joue mais c'est encore possible.
La bonne échelle d'intervention est l'Europe qui jouera d'effets leviers sur le reste de la planète.
Mais l'Europe doit être entraînée par une France qui s'engage à prendre cette question très au sérieux.
Alors pour plus d'influence auprès des candidats aux élections présidentielles, signons le Pacte Ecologique !
02:00 Publié dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.02.2007
"Qu'est-ce qu'une société juste ?", une occasion pour évoquer le problème lourd de la dette
Tel était le thème de cette soirée organisée à Annecy par le groupe oecuménique de la région annecienne à partir des 12 propositions des semaines sociales de France.
L'introduction du débat a donné lieu à de multiples questions :
- Que fais-tu de ton pays ?
- Que fais-tu des autres pays ?
- Que fais-tu de ta démocratie ?
Parmi les 12 propositions des semaines sociales de France, 5 ont été retenues pour approfondir la réflexion :
1/ Mettre en place du véritable statut du travailleur
2/ S'attacher par priorité à accroître la part des plus défavorisés dans la distribution des revenus
3/ Préparer l'avenir des générations qui nous suivent et non lui transférer par l'endettement la charge des problèmes d'aujourd'hui
4/ Accueillir dignement les immigrés
5/ Faire du co-développement des pays d'émigration une priorité
Zoom sur le sujet de la dette de l'Etat :
A travers l'augmentation de la dette, ce sont les jeunes qui paieront les déficits que nous accumulons aujourd'hui. Ce sont eux qui, demain, supporteront la charge de nos dépenses excessives. Il est inacceptable de continuer à nous endetter au rythme des dernières années ni même de maintenir la dette à son niveau actuel.

Jean-Albert, l'un des membres-animateurs de cette soirée a évoqué un point très important : il faut rétablir le civisme pour amorcer le désendettement en associant tout le monde ; selon lui, le civisme est d'ailleurs conditionné par un langage de vérité. "La vérité de la dette est désagréable à entendre, cela doit faire partie de notre éthique de la regarder bien en face pour continuer à travailler sur de véritables bases au service de la justice et de la générosité".
Puis le civisme c'est aussi le contraire de la culture de la dépense, c'est le respect des biens de la nation.
Mais pour que la nation soit respectée par tous, il faut qu'elle soit juste. Et nous évoquons la nécessaire suppression des régimes spéciaux de retraite notamment qui créent des tensions sociales et de l'inégalité.
L'Etat n'a pas profité des périodes favorables ou des privatisations pour se désendetter. L'Etat ne rationalise pas suffisamment ses dépenses, parfois très inutiles. Il n'est pas non plus soumis aux mêmes règles que les collectivités locales qui ne peuvent emprunter que pour investir : l'Etat emprunte y compris pour financer du fonctionnement.
Finalement, de nombreuses propositions ont émergé dans le but de réduire la dette.
Je tiens à vous alerter sur cette nécessité et à vérifier que les candidats pour lesquels vous allez voter dans les mois prochains ne négligent pas ce point essentiel dans leur programme.
A lire : l'avis de François Bayrou sur le sujet.
Merci tout spécial à Jean Vachoux pour son invitation et à Delphine P. pour l'excellente soirée passée.
00:25 Publié dans Dette de l'Etat | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
13.02.2007
Les enjeux socio-économiques de la saisonnalité passés à la loupe à Chamonix
L'association du collectif saisonniers de Chamonix a organisé ce soir une table ronde à laquelle étaient conviés les principaux acteurs de l'économie touristique au Majestic.
Joël Delafenestre et Lionel Josserand, Président et Vice-Pdt du Collectif, ont rappelé le contexte de cette rencontre. Suite à une pétition de 700 signatures, aux Assises de la Précarité et à un rassemblement fructueux à la Maison pour Tous de Chamonix, cette réunion avait pour objectif d'élaborer un «constat partagé» sur les difficultés du monde touristique afin d'alerter les politiques sur le sujet de la saisonnalité.
Dans le contexte de la concrétisation récente des antennes saisonnières sur Chamonix et Megève, grâce à l'implication de la Maison de l'Emploi de Bonneville et des Communes concernées soucieuses de l'avenir de leurs saisonniers, il ressort que beaucoup d'avancées sont en cours au niveau local.
La bonne volonté des acteurs locaux, renforcée par les encouragements et l'expérience des acteurs sociaux savoyards accompagnant cette démarche ne font aucun doute. Beaucoup de choses ont été dites, je ne vais que reprendre quelques lignes qui ont attiré mon attention.
Monsieur Coquoz, représentant d'un GIE, a souligné que si la France était le premier pays touristique en volume, elle était n°3 en terme de chiffre d'affaires généré et n°12 en terme de panier moyen.
Dans la limite du besoin de congés payés, il estime nécessaire de développer des activités en inter-saisons.
Il insiste également sur l'importance d'associer le souci du logement à l'acte d'embauche des travailleurs saisonniers.
Monsieur Morand (Best Mont-Blanc) regrette que les employés en CDI soient désormais obligés de se loger à l'extérieur de Chamonix, engendrant des déplacements dommageables. Il évoque également l'incapacité de la station à accueillir des stagiaires et apprentis faute de logement.
Certains élus ont décrit les dispositifs en cours de mise en oeuvre sur le territoire, en particulier l'OPAH du Pays du Mont-Blanc (remise à disposition de 400 logements sur 3 ans à l'échelon intercommunal) afin de répondre à l'urgence.
Des possibilités d'avantages fiscaux accordés aux privés qui acceptent de vendre leurs terrains à des fins de logement sociaux sont à l'étude (est-ce suffisamment dissuasif face aux fortunes qui investissent dans la vallée ? ce n'est pas certain...) ; une réinjection d'une part de la taxe de séjour dans les actions d'amélioration des conditions de travail est également évoquée ; une aide des collectivités en direction des privés qui loueraient leurs logements aux saisonniers à prix modérés également.
Les syndicats ont fait part de leur volonté d'avancer sur la notion de dialogue social entre salariés et employeurs ; ils sont actuellement en cours d'étude de la faisabilité d'accords interprofessionnels (entre salariés et employeurs) sur des notions de temps de travail et de durée de contrat en particulier.
Eric Fournier, Président du SIVOM Pays du Mont-Blanc, porte une analyse qui aboutit à établir 4 axes d'actions prioritaires : le logement, le transport (projet de gratuité des transports collectifs pour les saisonniers), l'accès aux services publics et à la formation (il faut veiller à développer la bi-qualification en fonction des besoins des deux saisons). J'aurai juste une réserve sur la gratuité totale du service de transports collectifs.
Certains ont mentionné une typologie des saisonniers (ceux originaires de la vallée ou d'ailleurs, ceux qui choisissent, ceux qui subissent, ceux qui sont mutli-actifs, ceux qui sont spécialistes...). Bref, toujours est-il que l'image renvoyée par la vallée ressemble à celle de l'El Dorado : c'est un leurre. Ne serait-il pas plus juste de communiquer différemment sur les stations et de rappeler les difficultés d'accès à l'essentiel parfois (logement, santé etc.) pour éviter des situations difficiles lorsqu'elles peuvent être évitées ?
La fin de l'indemnisation ASSEDIC prévue dès l'année prochaine (mais qui peut encore être remise en question d'ici là) fonctionne de manière à pousser les saisonniers hors de la saisonnalité ; ce qui mettrait bien entendu en danger notre région touristique. Pour autant, il faut éviter les abus. Je vais dès demain alerter François Bayrou sur cette question.
L'un des syndicats de salariés se déclare défavorable à la création du statut du saisonnier qui enfermerait les salariés dans un cadre sans réel intérêt et se prononce davantage pour une création du statut de pluriactif qui permettrait le cumul de droits, notamment en terme de formation. Reste pour cet axe "formation" à trouver une manière de former hors des périodes de grands besoins de main d'oeuvre, alors que les saisonniers garderaient un statut adéquat pour en bénéficier. Certaines tentatives ont émergé, comme le développement du statut d'apprenti en alternance ; c'est une piste à développer.
Parallèlement, les employeurs dénoncent des traitements inégaux en matière de contrôle de la part de la Direction du Travail.
De nombreux autres points ont été évoqués. Toujours est-il que cette table ronde mettait en évidence des fragilités exacerbées chez les travailleurs saisonniers qui sont aussi de réelles préoccupations pour leurs employeurs.
Cela n'est pas sans rappeler les problématiques de la Vallée de l'Arve de bas en haut et dans son ensemble : logement, pouvoir d'achat, mutations socio-économiques.
Je salue l'action du collectif et lui adresse un grand merci : il est très important que les candidats soient associés à un maximum de réflexions avec tous les partenaires dynamiques afin de proposer des actions les plus adaptées et éclairées possibles.
23:55 Publié dans Tourisme | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
07.02.2007
Terrain et militantisme : un dimanche après-midi autour d'Antoine Vielliard
Militer, c'est aussi partager intensément des moments simples...
Après un bon café pris chez Paulette et Jean-François Chamba, l'équipe du jour définit son zonage : un maximum de personnes doit pouvoir trouver le Portevoix dans sa boîte aux lettres le lendemain !
Lors d'une distribution dans les alentours de La Roche sur Foron et de Saint Pierre en Faucigny, nous rencontrons de nouveaux visages. Ces temps d'échanges sont autant de moments privilégiés pour vivre une aventure de terrain ensemble, au service de l'information citoyenne.
"Logement, emploi, environnement, transport : qui décide pour nous ?"Distribuer le Portevoix dans la circonscription d'Antoine c'est montrer que la politique peut prendre un nouveau visage, celui du Peuple qui prend son avenir en main.
17:15 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
05.02.2007
Une petite chanson pour démarrer la semaine ?
08:45 Publié dans Interludes... | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note




