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21.01.2007

Vincent PACORET

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Vincent PACORET est un jeune homme politique marié et papa d'un petit garçon. Il nous explique son parcours et ses motivations pour l'avenir.

Quel est ton parcours de formation, professionnel et politique ?
J'ai fait des études d'histoire-géo à Chambéry où j'ai obtenu une licence puis une maîtrise à Lyon 2.
Mon mémoire, que j'ai choisi de faire en collaboration avec le laboratoire d'histoire sociale de l'université Lyon 2, portait sur l'histoire du syndicalisme chrétien. J'ai choisi ce thème par attachement à l'histoire sociale. Puis j'ai passé un examen d'entrée en prépa concours à Sciences-Po Lyon où j'ai été admis. Je me préparais à être attaché territorial, ce que j’ai réussi du premier coup en 2000.

Faisais-tu déjà de la politique en parallèle ?
Oui, c'est d'ailleurs la raison pour laquelle j'ai été contacté par Dominique Chambon, conseiller régional UDF, pour prendre le secrétariat général du groupe UDF à la Région Rhône Alpes suite à l'élection d'Anne-Marie Comparini en remplacement de Charles Millon. Election que j'ai vécu de l'intérieur et qui a été une bonne leçon de politique.
J'ai travaillé ainsi pendant un an avec des élus UDF de la Région ; à ce moment-là j'étais président de la fédération Jeunes UDF de Haute-Savoie et membre du Bureau National avec Jean-Christophe Lagarde, actuel député maire de Drancy, avec qui j'entretiens encore d’amicales relations. 
A la région j'ai eu la chance de travailler avec des élus de qualités qui m'ont beaucoup appris (Anne-Marie Comparini, Thierry Cornillet, Dominique Chambon, Michel Thiollière, actuel député maire de Saint-Etienne et d'autres).
En mars 2000, j'ai réussi le concours d'Attaché territorial. Michel Mercier, Président du groupe UDF au Sénat et président du Conseil Général du Rhône m'a alors proposé de venir travailler avec lui au département et m'a confié la direction de la Maison Rhodanienne de l'Environnement.

Combien de temps y es-tu resté ?
J'ai occupé ces fonctions pendant 5 ans. Cela m'a permis d'apprendre les clefs du milieu associatif.
Les questions et les problématiques environnementales étaient au coeur de mon métier et je me suis imprégné d’elles alors qu’elles n’étaient pas encore « à la mode » dans le milieu politique. En 2001, je me suis investi dans la campagne de Michel Mercier pour les municipales à Lyon, mon épouse avait alors été candidate dans le premier arrondissement. A cette époque, je rentrai tous les vendredis soirs en Haute-Savoie car j'étais candidat moi-même sur la liste d'union de la droite à Cran-Gevrier. J'avais donc un pied dans le Rhône et un pied en Haute-Savoie.

Tu te sens proche de la terre "haut-savoyarde" ?
C'est ma terre natale et celle de mes aïeux, je ne m'en suis jamais "coupé", j’y ai mes racines, mes amis, mes réseaux.

Nous arrivons à parler de 2002. Comment t'es-tu investi lors de la campagne présidentielle ?
Aux côtés de mon ami Michel Amoudry, j'étais chargé pour la Haute-Savoie de la direction de la campagne de François Bayrou.

Ensuite ?
En 2005 je rentre en Haute-Savoie pour occuper les fonctions de directeur général des services de La Balme de Sillingy. Très beau challenge que de diriger une mairie comme celle ci car la commune est aux portes de l'agglomération d'Annecy. Elle est en pleine expansion démographique avec de gros projets et de gros chantiers. C'est une bonne école qui me forge une solide connaissance des rouages et du fonctionnement d'une mairie.
En parallèle je continue mon investissement et devient conseiller municipal de Cran-Gevrier. Je mesure alors combien un investissement est prenant et passionnant. Les gens attendent beaucoup de vous dans une commune.

Que t'apporte le double engagement, politique à Cran Gevrier et professionnel à la Balme de Sillingy ?
Je vis le fonctionnement d'une commune des deux côtés de la barrière, en tant qu'élu et en tant que DGS. Ceci me permet d'avoir une appréhension intéressante et précieuse en vue de la préparation des prochaines élections municipales. Car il faut savoir de quoi on parle quant on aspire à diriger une mairie.
En effet, je me prépare à mener une liste de rassemblement face au maire sortant à Cran-Gevrier. J'ai acquis la conviction, de par mon expérience, que l'élection municipale est une rencontre entre une équipe menée par un leader et une population. La notion d’équipe est fondamentale.

Que faut-il de plus au candidat qu'au DGS en terme de qualités ?
Quand on est candidat, il faut connaître la ville dans laquelle on se présente, la vivre, la ressentir et l'aimer. Ce sont des années d’imprégnation. Cran-Gevrier est ma ville.
Avoir de l'ambition pour sa ville est important et j'en ai pour Cran-Gevrier.
Je suis issu d'une vieille famille à la fois annecienne et crangévrienne. Mon arrière-grand père, mon grand-père, mon père et mon oncle ont dirigé une entreprise de bâtiment dans le second oeuvre qui a été implantée de 1910 à 1980 sur Annecy dans le quartier de Loverchy puis à Cran-Gevrier de 1980 à 1997.
J'ai moi-même grandi à la limite entre Annecy et Cran-gevrier. Je suis allé à l'école maternelle à Cran, j'y ai fait mon catéchisme et ma communion à la paroisse de Cran-Mosinges. Mes amis habitent Annecy et Cran-Gevrier, c'est une ville que je connais bien.
Les qualités d'un maire et d'un DGS sont différentes mais complémentaires.

Tu poursuivras l'exercice de ton métier si tu es élu ?
Oui je pense poursuivre mon métier si je suis élu car il me passionne et je compte encore progresser en responsabilités. Cependant l’investissement politique s’entend à temps plein et je devrai aménager mon temps de travail. J’ai eu aussi la chance de transmettre cette année mes connaissances professionnelles sur le service public à des étudiants de Licence de GEA à l’IUT d’Annecy.

As-tu déjà été déçu en politique ?
Oui par des orientations et des choix politiques plus que par des hommes ou des femmes.

Peux-tu citer un élément facilitateur de l'action politique ?
Oui, l'amitié. J'ai des exemples en tête, moi-même je compte plusieurs amis en politique. Localement, Loïc Hervé en est un et dans mon équipe à Cran je compte de vrais amis. L'amitié en politique est importante, elle permet de pouvoir se retrouver sur des dossiers, des projets qui n'auraient pu aboutir sans ce lien ! Il y a aussi une notion de fidélité à laquelle je suis très attaché.
Et je crois à une chose importante : la politique n'est pas une aventure personnelle et individualiste mais une aventure collective au service du collectif.

medium_Photo1720.jpgComment te ressources-tu ?
Je me ressource auprès de ma femme et de mon fils. Pour moi la famille est un élément primordial, comme l'amitié peut l'être. J'ai des loisirs, je fais de l'équitation car j'ai la chance que mon épouse possède deux chevaux à la campagne. Je suis passionné de généalogie depuis l'âge de 14 ans et je lis beaucoup... Les essais politiques et les livres d'histoire me passionnent.

Et tu écris aussi ? ou tu as l'intention d'écrire par la suite ?
J'écris de deux façons : des articles et des participations à des ouvrages d'histoire sociale.
Et j'ai un jardin secret que sont les contes, je m'y essaie !

Ils ont une morale ?
Non (rires), mais ils font rêver...
Enfin je l'espère, si quelqu’un les lit un jour.

Quel est le sens de la vie selon toi à ce moment de ta réflexion ?
Le sens de la vie c'est d'abord vivre ! Ca peut paraître simple à dire mais je trouve que l'on ne prend pas assez le temps de savourer les choses simples, le quotidien, les petites choses de la vie dans ce qu'elles ont d'extraordinaires.
Transmettre aussi est une chose importante pour moi. Transmettre des valeurs, une histoire, des repères, un sens de la vie à ses enfants et enfin aimer ses proches et savoir leur montrer et leur dire. C’est une force.
Aimer son prochain et aimer les gens, surtout quand on fait de la politique et qu'on est élu.

Commentaires

ce n'est pas une interview, c'est un roman ! lol

Néanmoins, c'est intéressant de voir encore le parcours d'un jeune engagé !

Ecrit par : Anthony | 24.01.2007

bonjour Monsieur, ajourner signifie reporter (cf votre courrier)

Ecrit par : TAXI DE LA MANDALLAZ | 05.05.2007

bonjour Monsieur, ajourner signifie reporter (cf votre courrier)

Ecrit par : TAXI DE LA MANDALLAZ | 05.05.2007

Bravo Vincent !
Je vous connaissais déjà comme quelqu'un de très humain et proche des gens ; le texte que je viens de lire, confirme avec profondeur et sincérité mon opinion sur vous.
Merci à Angélique pour ce très bel article.

Ecrit par : Christophe PATFOORT | 09.01.2008

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