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05.01.2007
Thomas BREE
Né d'un papa giscardien et d'une maman mitterrandienne, Thomas BREE n'a pas vraiment aimé l'échec des giscardiens le 10 mai 1981 !
Puis les années passant, en 1991, alors qu'Edith Cresson arriva à l'Hôtel de Matignon, Thomas commença à trouver de l'intérêt dans la chose politique.
Sa première démarche a été de chercher du travail dans des collectivités.
C'est ainsi qu'il est devenu en 1992 attaché de cabinet de Jean-François Barnier, Maire de la Commune du Chambon Feugerolles (42) et Conseiller Régional CDS.
Cette expérience a duré trois années.
Que retiens-tu de ton expérience auprès de Jean-François Barnier ?
De 1992 à 1995, nous avons vécu deux victoires (les élections législatives de 1993 et les municipales de 1995) et une défaite (élections cantonales de 1994). En cas de défaite, tu apprends. Ce sont donc mes classes que j'ai faites auprès de Jean-François Barnier.
Qu'as-tu fait ensuite ?
J'ai fait acte de candidature auprès de Bernard BOSSON pour un poste au sein de son Cabinet en Mairie d'Annecy.
Cela fait 11 ans maintenant que je travaille au service de Bernard BOSSON.
Tu assures donc des missions de communication, de suivi de dossiers, de stratégie et de relations publiques. Tu as maintenant fait connaître tes intentions de candidature aux municipales. Etait-ce l'objectif de ton engagement dans l'ombre au sein du Cabinet de Bernard Bosson ?
Je crois que le travail fourni n'est jamais perdu, surtout quand il s'agit d'un travail de fond.
Je suis déjà sorti une fois de l'ombre, lors des dernières élections régionales en 2004, en tant que « numéro 9 ». C'est toujours enrichissant de se porter candidat soi-même, au-delà du fait de conseiller des élus.
En octobre 2006, j'ai annoncé mon engagement pour les élections municipales de Seynod.
Quand on s'engage personnellement, on vit les choses de manière plus vraie, on est en contact direct avec la population à travers l'électorat.
Il semble que mon temps de conseiller arrive à son terme. Je ne souhaite d'ailleurs pas continuer cette carrière. Ma volonté, mon choix aujourd'hui est d'aller vers l'engagement publique.
Dans quel état d'esprit es-tu sur ce chemin de l'engagement ?
Je suis déterminé. J'avance sans crainte parce que j'ai la foi.
Je crois en notre projet, s'il est en adéquation avec la population seynodienne alors nous démontrerons qu'une nouvelle équipe peut gérer la destinée de Seynod !
Quelle est votre méthode d'action ?
Nous avons tout d'abord constitué un groupe de travail.
Notre association s'appelle « Seynod+ », elle soutient notre liste sans étiquette. Nous sommes des gens de droite et de gauche sans oeillères, selon l'idée de rassemblement portée par François Bayrou.
Cet engagement va-t-il jusqu'à donner du sens à ta vie ?
Oui, on peut le dire. C'est un choix de vie au service des autres. Il ne s'agit pas d'ambition personnelle isolée. Mon ambition est de porter un projet, de fédérer.
Je me positionne comme un leader qui a confiance en l'avenir.
Quelles sont les qualités d'un leader selon toi ?
Un leader doit savoir fédérer, inspirer confiance, écouter, porter des messages, faire les choix les plus opportuns, avoir un esprit de synthèse. Mais au-delà de cela et de manière plus générale, le leader doit avoir de la détermination.
Peux-tu résumer ta carrière militante au sein de la fédération UDF de
Haute-Savoie ?
Je suis arrivé comme militant en 1996. J'ai tenu pendant deux ans le rôle de Président de Section. Et finalement, il y a déjà quatre ans que je suis Secrétaire Départemental de la Fédération (depuis 2002).
Il y avait des attentes en matière d'organisation et de possibilités d'engagement.
Dès 2000, nous avons réuni régulièrement un groupe de travail constitué des Présidents et Secrétaires de Section. Un gros travail de fond a été réalisé.
Par exemple, cela a été pour nous l'occasion de proposer au bureau de s'enrichir de Secrétaires Départementaux Adjoints qui ont des compétences complémentaires et qui sont chargés des principaux axes de travail de la fédé.
Le bureau politique est ensuite vraiment devenu une chambre de validation où les élus et les militants sont largement représentés.
Amitié et politique, ça existe ?
Cela n'existe pas, non. La politique ne constitue pas un lien d'amitié.
Un parti politique est une école d'écoute et de dialogue, on doit respecter les idées des autres. Là se joue l'apprentissage de la vie publique.
C'est complètement différent des amis avec qui tu échanges sur les joies et les difficultés de la vie. Savoir faire la part des choses constitue une vraie force.
Mélanger vie privée et vie publique est donc un facteur de vulnérabilité ?
C'est certain, les familles politiques ne sont pas faites pour partager l'intime de ce que nous sommes !
As-tu déjà été déçu ?
Oui, mais je garde cela dans mon jardin secret.
As-tu un espoir particulier pour l'avenir ?
Je crois aux générations nouvelles dans lesquelles je m'englobe pour s'engager dans des responsabilités locales et nationales. Et comme il n'y a rien de pire que d'être bourré de certitudes, je suis fier d'appartenir à cette génération qui n'hésite pas à les bousculer.
Je pense aussi à des personnes comme Cédric Le Goff et à sa démarche vis-à-vis des sites Internet (cf. Interview de Cédric Le Goff) par exemple.
Il ne faut pas rester passif : quand tu es jeune on te dis que ce n'est pas ton heure, quand tu deviens vieux c'est trop tard.
Alors je crois au courage partout et tout le temps.
Tu crois donc au culot ?
Oui, il ne faut pas croire que tout tombe tout cuit !
Quand tu consacres une grande partie de ta vie aux autres, que tu subis des tensions et des pressions de toutes sortes, il faut parfois du culot pour atteindre tes objectifs altruistes.
Merci à Thomas de s'être livré à l'exercice.
15:05 Publié dans Entretiens avec... | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note




Commentaires
Thomas déclare qu'il ne peut y avoir d'amis en politique.
le milieu politique est par essence, un lieu de rencontres d'hommes et de femmes avec lesquels, des affinités peuvent se nouer.
Déclarer qu'il ne peut y avoir d'amis en politique sont des propos digne d'une vraie salope. Si son patron lisait cette déclaration, je pense qu'il aurait des soucis.
Alors que dire des liens qu'il le lie à Patrick Humbert? Je pense que là s'est révélé une véritable amitié. Eh oui Thomas, malgré tes fantasmes de toute puissance et de surhomme, tu as un coeur. Tes propos me font penser à ceux d'un adolescent.
Ecrit par : Christophe | 14.01.2007
Au fait, tu comptes partir quand de ton emploi de conseiller?
Ecrit par : Christophe | 14.01.2007
Christophe, détends toi ! Amis ou pas amis, les gens ont des intérêts qui divergent, en politique comme ailleurs.
Chacun doit décrocher ses victoires, se battre avec des armes nobles face aux meilleurs comme aux pires.
Enfin, c'est un point de vue de vieux routard qui a vécu une grande aventure politique avant de se consacrer à autre chose. Mais tu vois, je suis l'actualité quand même et je voterai Bayrou !
Je t'adresse ma cyber amitié...
Ecrit par : Michaillou | 21.01.2007
Vertu et politique, phantasme ou ligne de conduite chevalresque? On vient de me prouver que tous les coups étaient permis dans une fédération où tout est fait pour broyer les gens par un petit nombre d'entre nous.
Je souhaiterai te renconter Michaillou afin d'échanger sur ces thèmes passionnants... Fais moi signe.
Ecrit par : Christophe | 23.01.2007
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