17.12.2006
Message d'espoir à l'approche de Noël
Nous relèverons le défi des crises.
Samedi 15 décembre, à l'occasion d'une nouvelle séance de formation, Thomas MESZAROS, Docteur en Sciences Politiques et ami de notre famille politique, est venu traiter le sujet :
"La crise, moyen de gestion politique".
Photo : T. Meszaros, Docteur en Sciences Politiques.
Merci Thomas pour tes propos simples (les universitaires sont parfois difficiles à suivre) et très encourageants : les crises sont des défis à relever, elles servent à écrire l'histoire, à révéler des potentiels enfouis.
Pensons à cela quand nous rencontrons des difficultés, réalisons-nous plus que d'habitude dans ces moments-là avec courage et modestie.
Le saviez-vous ? Le mot "crise" signifie "décision", c'est un "tournant qui permet de changer le cours de l'histoire".
L'idéogramme chinois qui signifie "crise" signifie également "opportunité".
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Commentaires
Donc vive la crise ???
Ecrit par : Marina | 17.12.2006
Oui et non.
Toujours d'après ce que j'ai retenu de la formation.
La rupture peut déboucher sur une conservation du système en place ou sur un renversement de l'ordre établi par exemple.
Elle marque une période où les incertitudes sont moindre et où les qualités des hommes sont révélées.
Oui, la crise peut très bénéfiquement catalyser l'action, le changement.
Mais la crise peux aussi générer l'extrémisme.
Il y a un risque d'escalade incontrôlée.
En gros la crise semble pouvoir générer le pire comme le meilleur.
Pour générer le meilleur, certains pièges doivent être évités (dénégation, mobilisations mal gérées, communication contradictoire, incohérence dans la réponse, non maîtrise de la pression et du stress...).
Il y aurait tellement à dire, la formation était super passionnante.
Ecrit par : Angélique | 17.12.2006
Bon Angélique, tu t'es risquée à un commentaire sur mon blog, donc je vais poursuivre mon commentaire sur le tien...
D'abord, même si je ne partage pas tes options politiques, bravo de t'engager. Si comme le disait Tocqueville, la démocratie est l'aboutissement ultime de toute organisation politique, l'achèvement de toute société civilisée, force est de constater que Monsieur Tocqueville ne pouvait prévoir à quel point le principal ennemi de la démocratie ne serait pas les systèmes politiques adverses mais le simple désintérêt du plus grand nombre une fois l'essentiel acquis. Donc bravo de t'engager et de faire vivre tes convictions pour que la démocratie perdure dans une confrontation saine de points de vues qui s'opposent pour définir l'intérêt général.
Bravo aussi, dans un contexte qui ne porte pas à l'enthousiasme ni à l'optimisme quant aux choix qui nous sont proposés pour l'élection présidentielle, de choisir une voie difficile, la voix de celui qui bien que n'ayant aucune chance de gagner s'obstine, avec une certaine constance depuis 3 ans, à faire entendre une symphonie différente, hors des rythmes imposés par la sphère médiatique.
Venons en à ton politologue et à ses considérations sur la "crise" qui semblent t'avoir impressionnée. La notion de crise est en premier lieu une considération médicale (il y a eu, il y a un bon nombre d'années je te le concède, un discours de Michel Rocard sur le sujet que je te conseille si tu parviens à le retrouver) : la crise est le point ultime de la maladie, celle à partir duquel les choses vont commencer à rentrer dans l'ordre, à retrouver leur cours antérieur. Es tu vraiment sûre que la situation que nous vivons n'est qu'une "crise", un état passager et exaserbé qui finira par se résorber ? Pour ma part j'ai le sentiment que nous nommons "crise" un phénomème beaucoup plus profond malheureusement, mais que nous ne parvenons pas à nommer autrement. Au terme de cette crise, nous n'en reviendrons pas à la situation antérieure, comme nous revenons à notre état de santé habituel après une maladie. Absentionnisme en perpétuel augmentation depuis 20 ans, désaffection à l'égard du poiltique et toutes les formes traditionnelles d'engagement (politique, syndical ou associatif), 21 avril 2002, "Non" au référendum sur la constitution européenne, révolte des banlieues... Penses-tu vraimenent qu'après tout cela nous reviendrons à la situation antérieure, aménagée à une sauce "bayrou" ? Mon analyse est bien moins optimiste que celle de ton politologue... Mais il faudrait un peu plus qu'un commentaire sur un blog pour pouvoir échanger sur le sujet.
En tout cas, encore bravo pour ton engagement et même si nous ne sommes pas d'accord, continue dans cette voie !!!
Au plaisir d'autres échanges,
Marina
(spécialiste des blogs de mode qui font un peu réfléchir sur l'idée qu'on peut avoir des blondes fashion...)
Ecrit par : Marina | 18.12.2006
Bonjour Marina,
Un grand merci pour ce commentaire très sympa et très fouillé, je constate avoir à faire à une spécialiste et je vais essayer de te répondre à un premier niveau.
J'étofferai un peu ma réponse lorsque j'aurai le temps mais je voudrais juste préciser que Thomas a expliqué que l'issue de la crise peut être positive ou négative, il a évoqué les notions de crise "pathologie" et de crise "guérison".
Il a aussi distingué le temps médiatique du temps politique et du décalage qui complique encore les choses...
Totalement d'accord avec toi sur l'intensité de la crise que nous vivons aujourd'hui en France et en Europe.
Nos dirigeants sont tombés dans presque tous les pièges. Nous avons identifié les échecs et leurs conséquences.
Je crois réellement au projet de gouvernance de François Bayrou et c'est ce que je t'expliquerai dans un prochain comm.
Merci de ta visite et de cet échange.
Ecrit par : Angélique | 18.12.2006
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