19.05.2009

Agriculture : journée nationale d’actions de ce 19 mai.

Ceux qui nous nourrissent en appellent au commerce équitable de la France vers la France...
bdporc.jpgLe prix du lait payé aux agriculteurs est donc bien inférieur à son coût de production... L'objectif de cette journée d'action est à la fois d'ouvrir les yeux des pouvoirs publics et de dénoncer l'attitude des transformateurs qui, eux-mêmes, subissent la pression des grandes surfaces.
C'est aussi à nous, consommateurs, que cette journée s'adresse.
Car si nous n'avons pas de poids pour sauver le décolletage de la vallée de l'Arve face aux clients industriels, nous avons le pouvoir de choisir où acheter notre nourriture et au juste prix.
Que deviendra l'humanité lorsqu'elle aura mis en faillite son agriculture ?

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Info : <Voir le communiqué FDSEA et JA> à l'occasion de la journée nationale d’actions de ce 19 mai sous l’égide de la FNPL, FNSEA et JA.
Les agriculteurs des deux Savoie sont force de proposition (extrait du communiqué) :
"Avec les spécificités de la filière laitière savoyarde, FDSEA et JA des Savoie demandent en outre :
· la rénovation des outils d’administration de la filière savoyarde (mode de négociation du prix du lait),
· l’arrêt du démantèlement des outils de gestion et la mise en place de filets de sécurité par les politiques publiques pour garantir un prix qui rémunère le travail des éleveurs,
· la préparation de l’après quotas avec la mise en place de mécanismes de régulation de la production pour une meilleure adéquation offre-demande sur les marchés savoyards.
Dans le prolongement de la tradition savoyarde d’implication des producteurs dans la valorisation de la production, le partage des décisions et de la valeur ajoutée (modèle coopératif), les FDSEA et JA en appellent à toutes les organisations laitières et aussi à vocation générale, pour la tenue au plus vite d’un « Grenelle laitier »."

 

19.06.2008

"Au loup !"

Voir info "Entremont et Petit Bornand" article : (Le Dauphiné Liberé)

Une septième attaque en trois ans, le ras-le-bol.
Les agriculteurs doivent pouvoir vivre de leur travail.
Actuellement, la présence du loup menace leur pérennité (coûts financiers, pertes de temps, écoeurement des éleveurs).
La disparition de l'agriculture serait une catastrophe pour les paysages, la sécurité des espaces naturels et les activités humaines (habitat, tourisme).

Nous n'entendons pas les élus se positionner sur cette menace forte qui pèse sur notre agriculture de montagne.
Peut-être sont-ils mal relayés ? *

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* Une réponse :
La question de Lionel TARDY, Député de la Haute-Savoie à l'Assemblée Nationale.
LT demande la possibilité de tirs et de prélèvements ainsi que la simplification des modalités de l'indemnisation.
En réponse, Nathalie Kosciusko-Moriset, Secrétaire d'etat à l'Ecologie indique que le plan loup s'adapterait aux différents territoires sans remise en question de son statut d'espèce protégée.
A suivre : quand et comment ce plan va-t-il s'appliquer en Haute-Savoie ?


03.03.2008

Visite au Salon de l'Agriculture 2008

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679604569.JPGLe Salon de l'Agriculture est l'évènement agricole toujours attendu par les parisiens comme par les provinciaux.
A l'heure où les problématiques d'aménagement du territoire, de pouvoir d'achat, de qualité alimentaire se font brûlantes (cf. article précédent) , il est important de travailler sur la valorisation des produits et des savoir-faire.
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Les habitants des Pays de Savoie - Mont-Blanc peuvent être fiers de la représentation attractive de leur terroir sur le Salon (cf. photo ci-dessus, Village Savoyard).

21.02.2008

CANTONALES 2008 : Zoom sur l'agriculture

050118f3cf6cce63a3fc14e7949cca8a.jpgUn constat : la méconnaissance de l'importance du rôle des agriculteurs dans notre société moderne
On parle souvent d'individualisme dans notre société. A côté de cela, jamais nous n'avons été aussi dépendants les uns des autres. Autrefois, chacun produisait (en milieu rural) de quoi permettre à sa famille de survivre.
Aujourd'hui, seule une minorité de la population a pour fonction de produire les matières premières de notre alimentation. N'est-ce pas une fonction vitale ?
L'entretien des paysages n'est-il pas essentiel pour la sécurité des espaces fréquentés, de l'habitat et des activités humaines ?

Des priorités
Sensibiliser
Les scolaires comme le grand public doivent être informés sur les savoir-faire du monde agricole. Nous proposons des interventions en milieu scolaire et une campagne d'information permettant de faire connaître la valeur du travail et des produits de qualité.
Développer des marchés de proximité
Les agriculteurs doivent pouvoir vivre de la qualité de leurs produits et de leurs travaux et non de subventions.
C'est la raison pour laquelle nous voulons aider le développement de marchés de proximité afin de favoriser des circuits courts de vente. Le maintien de l'abattoir de Megève et de la fruitière de Domancy en sont des points-clés.
Protéger le foncier
Nous proposons d'insuffler une nouvelle dynamique contre le « tout-financier ».
Développer de nouvelles filières
La filière bois, nous en avons beaucoup parlé lors de la réunion de Cordon. Nous envisageons de nouveaux modèles de production, de commercialisation et de transformation. Le bois peut beaucoup apporter d'un point de vue énergétique.
Réviser la politique du loup
N'ayons pas peu d'en parler : la coabitation homme-loup est aujourd'hui impossible. Danger pour les troupeaux, couteux à gérer et induisant des effets pervers dans ses modalités (qui peut approuver une politique qui finance la mort des animaux et penser ainsi donner compensation au drame de l'éleveur ?).

Au-delà de cela, nous n'oublions pas des actions secondaires qui seraient également à mettre en place (aide au ramassage du lait par ex.).